La vérité est-elle multiple ?

Certains sages de l'antiquité, en Orient, le professent depuis longtemps : ce qui est vrai à un certain niveau de conscience, ne l'est plus à un autre. Ainsi est expliqué ce qu'en Occident nous caractérisons volontiers de miracle. Notre pensée rationnelle se heurte pourtant à cette explication. Nous avons besoin de voir, d'expérimenter, de palper. C'est une proposition pourtant offerte par tant de maîtres qui s'exprimèrent sur le yoga, ou les tantras, en caractérisant leurs techniques de "scientifique" et en expliquant qu'atteindre de tels niveaux de conscience est à la portée de ceux qui le veulent vraiment. Qu'il s'agisse d'enseignements d'anciens textes comme la Bhagavad-Gîta, les Yoga Sutra de Patanjali ou bien de maîtres plus proches de nous comme Yogananda, Osho ou la Mère, ou encore de formations contemporaines comme le Magnétisme-Humaniste, tous sont d'accord sur un fait : il y a plusieurs niveaux de réalité qui coexistent sans que l'un soit vrai et l'autre illusoire ; tous sont réels et associés à un niveau de conscience particulier. Cette idée est très bien expliquée dans une vidéo récente de Sébastien Berger, fondateur du Magnétisme-Humaniste, intitulée : "La vérité ??" C'est ainsi que l'Histoire Religieuse de tous les pays nous parle de miracles. Des pains qui se multiplient, des hommes qui se dédoublent, lévitent, suspendent leur respiration pour laps de temps hors du commun, prédisent l'avenir ou remontent le temps etc. En Orient comme en Occident ces miracles foisonnent. Contrairement à l'idée répandue, ils ne sont pas tous éloignés de nous. Le maître Philippe de Lyon, pour n'en citer qu'un, ne portait pas de toge romaine ou de sari. Ces miracles, souvent sont expliqués en Orient par ceux qui les opèrent. Pour eux, point de magie, mais la matière transcendée par la conscience. Que nous dit la Science ? Elle reste septique bien-sûr, cela fait partie de sa force. Pourtant, une fois encore, quand elle cherche à expliquer l'origine du monde et l'avant Big bang, il semblerait bien qu'elle redécouvre, par les calculs, ce que les anciens professaient par la philosophie et la religion... Un article de Science et Avenir rapporte ainsi les propos d'Aurélien Barrau, du laboratoire de physique subatomique et de cosmologie de Grenoble : "La relativité générale prédit que l'espace et le temps "disparaissent" quand on remonte dans le passé, ce qui suggère qu'il y a eu un "point zéro". Le problème, c'est que la théorie d'Einstein - qui décrit l'infiniment grand - n'est pas forcément valide en ce point. Car quand tout l'Univers visible est plus petit qu'un atome, la physique quantique - qui décrit l'infiniment petit - doit s'appliquer en même temps qu'elle. Or, on ne parvient toujours pas à unifier ces deux branches de la physique." Jean-François Haït. Hors-série Science et Avenir, Juillet-Août 2017, P.42 En d'autres termes, les lois qui régissent l'infiniment grand sont incompatibles avec celles qui régissent l'infiniment petit. Elles ne sont pas pour autant imaginaires et produisent, chacune dans leur domaine, des inventions technologiques bien réelles comme le GPS ou l'IRM. Si pourtant l'on cherche à sonder l'infiniment grand avec les lois de l'infiniment petit, cela ne fonctionne plus et vise versa. D'où cet acharnement de la part des astrophysiciens et des cosmologistes à repousser dans ses retranchements la théorie de la relativité ces dernières années. L'apparente contradiction entre ces deux branches de la physique dérange. Or, si on la met en parallèle avec les enseignements des sages, on est tenté de réaliser une fois encore que la Science, à son insu, démontre ce que professaient il y des centaines de siècles certains hommes éveillées et ce que professent aujourd'hui encore plusieurs courants d'énergétique et de magnétisme, comme les écoles de Barbara Ann Brennan ou de Sébastien Berger : la vérité serait multiple...