Quand science, spiritualité et ésotérisme se rencontrent...

De l'eau a coulé sous les ponts depuis l'époque où au fronton de l’université de Platon la tradition rapporte qu'il était inscrit : "Nul n'entre ici s'il n'est géomètre". Les siècles qui suivirent cette tentative d'absolu en matière de pensée et de recherche de la vérité ont magnifiquement ignorés ce conseil pour aboutir à la création d'un fossé toujours plus large entre le monde scientifique et l'univers métaphysique.


Il est inutile ici de retracer cet historique dont l'apogée semble avoir été atteinte, en ce début de XXIème siècle, jusque dans les domaines de la science elle-même, avec un mouvement que les universitaires français connaissent bien : la spécialisation. Pour celui qui recherche une vue d'ensemble, la tâche devient de plus en plus ardue.

Certains domaines de la Science et de la Physique communiquent difficilement entre eux ; en médecine, l'on est passé en quelques décennies du médecin de

campagne qui traitait autant des troubles infectieux que sociaux de la famille, au spécialiste ne s'occupant plus que d'une partie du corps. Autant de divisions qui morcellent notre vision de l'Homme, de l'univers et de la vérité en des analyses de plus en plus précises de ses parties souvent au détriment du Tout. Dans cette spécialisation à outrance, l’hypothétique réconciliation du scientifique et du spirituel parait bien compromise. Pourtant, le fossé qui sépare ces deux grandes visions de la création est peut-être aujourd'hui sur le point de se réduire par l'effort extraordinaire que déploie justement la science à se suffire à elle-même. En repoussant toujours plus les limites de son champ d'investigation, que ce soit dans l'infiniment petit avec la physique quantique, ou l'infiniment grand avec l’astrophysique, la Science soulève de plus en plus de sujets qui dépassent et transcendent ce champ. L'article qui suit en est un merveilleux exemple, puisque les mathématiques, en cherchant à calculer le "début" ont fait la démonstration de l'infini en découvrant l'équation de Dieu : "Il aura fallu quelques cinquante ans aux cosmologistes pour admettre l'étourdissante vérité : il n'y a pas de théorie de l'origine. Ce malentendu fâcheux à propos du Big bang vient du fait qu'il est considéré comme une théorie de l'origine de l'Univers, alors qu'il ne prend en charge que son évolution depuis une origine inconnue, laquelle est renvoyée à une autre théorie, qui n'existe pas encore et n'existera peut-être jamais. A leur décharge, les chercheurs, en dressant un à un les tableaux de la fresque cosmique, ont longtemps cru que la scène initiale allait y prendre naturellement sa place. Alors ils ont bâtis des modèles qui rendaient compte de l'Univers réel en projetant leurs équations toujours plus loin dans le passé, afin de calculer les caractéristiques de l'Univers au moment de sa "naissance". L'histoire, on la connaît désormais : un Univers de plus en plus chaud, dense, homogène, unifié, au fur et à mesure que l'on remonte le temps. Tout l'espace qui nous entoure, sur des milliards d'années-lumières, rétrécit, jusqu'à se réduire à un point, voici 13,7 milliards d'années. Sauf que ce scénario n'a jamais fonctionné. En effet, les équations de physique sont claires : lorsqu'elles tentent de décrire le Big-bang, elles calculent des nombres infinis. Infinies, la température, la densité, la pression. L'infini en entraînant d'autres par contagion, les astronomes voient l'Univers primordial, dans leurs modèles, finalement réduit à un espace nul, exhibant une énergie infinie." « Les énigmes de l'univers », Editions de La Martinière, 2009, p.81. L'article conclue alors ce récit par un seul mot : "absurde"... Remplaçons ce mot par "Dieu" et nous avons là une très belle démonstration scientifique qui par les nombres parvient à définir un concept qui a fait couler tant d'encre et de sang : la nature de Dieu ! A l'origine, avant le Big Bang, était "un espace nul, exhibant une énergie infinie." De là notre univers fut créé... Laissons-nous un instant porter par cette image dont la portée nous dépasse et le mystère nous remplit. Des hommes, en regardant le ciel, toujours plus loin, toujours plus profondément, poussés par une quête de vérité insatiable cherchèrent à calculer son origine. De l'alchimie du cerveau humain naquirent des nombres et des symboles qui s'associèrent à la beauté des nébuleuses, au vertige des milliards d'années lumières appréhendables, pour accoucher de cette phrase, simple : A l'origine, "était un espace nul, exhibant une énergie infinie". Cette genèse exprime à elle seule le miracle d'un mot dont le squelette est un nombre en résonance avec le cosmos, où la beauté peut naître, à la rencontre de l’observable et de celui qui observe. Plus léger cette fois-ci, voici le gros titre d'un article de Science et Vie illustrée d'une superbe photographie de l'objet : "Archéologie : Le poignard de Toutânkhamon est d'origine extraterrestre." Le texte parle de lui-même, le voici intégralement retranscrit : "Comment la lame du poignard du pharaon Toutânkhamon échappe-t-elle aux ravages de la rouille depuis 3300 ans ? Le mystère vient d'être levé par une équipe italo-égyptienne, qui a analysé sa composition par spectrométrie de fluorescence X : c'est parce que cette lame a été forgée dans le fer d'une météorite ! Elle contient plus de 10% de nickel, soit deux fois plus que dans un minerai terrestre. Or, une météorite peut en contenir jusqu'à 35%, ce qui l'empêche de s'oxyder. Les chercheurs ont aussi trouvé de faibles quantités de cobalt, de phosphore, de carbone et de souffre, typiques du fer d'origine météoritique. Les prêtres de l’Égypte antique ne se trompaient donc pas en prêtant à ce métal, rare à l'époque, une origine céleste." O.D, Science et Vie, Août 2016, n°1187, p. 20 La force de la Science réside dans son impartialité, dans la démonstration validée par l'expérience, dans le fait concret et rien d'autre. Nous avons ici la démonstration de sa seule faiblesse : l'interprétation... Or, les faits sont pourtant simples : le poignard de Toutânkhamon est d'origine extraterrestre. Point. La proposition de la météorite est, dans le domaine scientifique, une hypothèse qui ne vaut ni plus, ni moins, que toutes celles que l'imaginaire humain puisse créer. Si cette nouvelle découverte ne vient pas valider les différents courants qui prêtent à l'élite de l’Égypte ancienne des origines E-T, elle y apporte un élément scientifique. En ce qui concerne la thèse des météorites, elle est tout aussi valable que celle d'une civilisation venue d'ailleurs qui aurait emporté son métal maison à faire fondre sur Terre... Reste au chercheur de vérité la possibilité de chercher encore et de résister à l'interprétation et aux préjugés. Ce que l'on croit voir, ce que l'on veut voir, ce que l'on peut voir codifient toujours la réalité au détriment de ce qui est. Restons-en donc, dans le domaine scientifique, à ce que nous savons : Toutânkhamon avait un poignard forgé dans un métal venu d'ailleurs. A celui qui recherche la vérité, il convient donc de chercher encore... Que disaient donc les prêtres de l’Égypte antique mentionnés dans cette article ?